Prendre le temps de respirer

 

Courir. Rater le train. Prendre l’autobus. Courir pour attraper le métro. Rater le métro. Attendre. Entrer dans le métro bondé de monde. Arriver à l’université. Courir à son cours. Écrire. Écrire. Écrire. Lire. Lire. Lire. Courir. Manger. Courir. Écrire. Écrire. Écrire. Lire. Lire. Lire. Voici la vie des étudiants… il y a de cela quelques semaines.
Critique littéraire et photographies par Alexia Giroux

 

Enfin, l’été arrive! Fini les lectures obligatoires. Même si on aime les lectures imposées, on hâte de lire les romans qui traînent depuis le mois de septembre sur notre table de chevet. On retourne sur Instagram pour se mettre à jour dans nos lectures. On remplit notre liste de bouquins qu’on a envie de lire. On se rend dans notre librairie préférée. On part avec 300$ en moins.

 

C’est en fouillant sur un de mes comptes favoris sur Instagram @lesbouquins que j’ai découvert le roman auto-édité J’te prendrais take out de Sara Pruneau Bélanger. L’autrice participe à divers évènements pour faire la lecture de quelques extraits de ce petit bijou. Ce tout premier roman a même été joué à l’Espace 4001 Berri. Aussi, Sara Pruneau Bélanger possède sa boutique Etsy[1] sur laquelle elle y vend des t-shirts fabriqués ici, au Québec.

 

J’te prendrais take out retrace le parcours d’une jeune fille, pas si jeune que ça, qui se nomme Camille. Camille, c’est la Vanessa, la Gabrielle et la Charlotte de ce monde. Camille aime. Elle aime et elle souhaite trouver ce garçon qui fera chavirer son cœur. Elle se cherche. Elle angoisse. Elle s’indigne et elle se révolte. Suivant une rédaction automatique, Sara Pruneau Bélanger se laisse aller librement dans cette écriture simpliste, mais coup de poing : « J’suis Valcartier, mais sans l’fun qui va avec. J’suis genre des glissades d’eau, mais pendant une journée de pluie, j’suis plate pis j’ai frette. J’aimerais mieux être une journée de pique-nique sur toi pis tes shorts à carreaux[2] ». Les petites phrases trash et poétiques comme celle-là se prennent comme elles viennent. Elles sont le véritable reflet de la réalité. On se laisser bercer par ces phrases. Elles sont belles et touchantes. On veut se les approprier, les garder pour toujours.

 

C’est la lecture d’été par excellence. Ce roman se lit d’un coup. On ne se pose pas de questions. Prends une Sangria en lisant ce roman et tu seras comblé.e. Je te le promets. Pour te le procurer, tu peux contacter Sara Pruneau Bélanger via son Instagram @Sarapruneaux.

 

Psssst! Son deuxième roman, Le corps qui dégèle, est présentement disponible à la libraire Le port de tête sur l’Avenue Mont-Royal à Montréal. Cours le chercher!

 

Notes de bas de pages
[1] Pour jeter un coup d’œil sur son Etsy, voici le lien : https://www.etsy.com/shop/sarapruneaubelanger
[2] Sara Pruneau Bélanger, J’te prendrais take out, Montréal, auto-édité, 2017, p. 80.

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